La bouderie est une réaction émotionnelle face à un événement jugé
désagréable, injuste ou frustrant, qu'il soit vrai ou une perception...
Dans cette chronique vous retrouverez :
1 La bouderie, c'est quoi ?
2 Bouder, c'est normal, quelles sont les causes ?
3 Les types de boudeurs
4 La bouderie selon l’âge
5 Les conséquences
6 Les attitudes adopter pour changer cette habitude ou ce comportement ?
7 Des stratégies d’intervention et de prévention
8 Des trucs à utiliser avec les enfants boudeurs
9 Des exercices pratiques
10 La place de l’adulte accompagnateur
11 En conclusion
1 La bouderie, c'est quoi ?
La bouderie est une réaction émotionnelle face à un événement jugé désagréable,
injuste ou frustrant qu'il soit vrai ou une perception.
La bouderie, souvent perçue comme un simple caprice de l’enfant ou une attitude
d’adulte contrarié, mérite pourtant une analyse plus approfondie. Elle se
manifeste aussi bien dans la petite enfance que chez l’adulte, se traduisant
par un repli silencieux, une attitude de fermeture et le refus de communiquer.
La bouderie est un véritable outil d’expression émotionnelle qui signale un
malaise ou une frustration. Comprendre ses origines, ses mécanismes et
apprendre à y répondre de manière adéquate, voilà tout l’enjeu !
La bouderie consiste à se retirer dans le silence, à éviter le contact visuel
et à s’enfermer dans son propre monde, parfois avec des mimiques de
contrariété.
Bouder, c’est envoyer un message souvent silencieux, mais puissant : « je ne
suis pas satisfait·e de la situation, je me sens blessé·e ou incompris·e ».
Cette attitude peut s’observer dès le plus jeune âge et perdurer à l’âge adulte
si elle n’est pas accompagnée.
La bouderie est donc une façon d'exprimer son mécontentement ou sa
désapprobation, surtout de manière non-verbale en affichant une
mimique renfrognée, un air maussade et un refuge obstiné dans le silence.
Pourtant, utilisé à bon escient, le silence est un art, une vertu et une
discipline à cultiver. Nous gagnons tous à explorer ces plages de silence qui
s'étirent à l'infini. Plus que les mots, le silence peut devenir un ciment qui
nous relie. Cependant, la valeur du silence est ambivalente et il peut aussi
nous diviser. C'est le cas des silences hostiles, chargés de doléances
inexprimées, mais que notre interlocuteur ressent.
2 Bouder, c'est normal, quelles sont les causes ?
Les personnes qui refusent de communiquer sont nombreuses et ont plusieurs
raisons de le faire. Il nous arrive à tous de bouder de temps en temps : les amoureux se
boudent l'un l'autre pour mieux se réconcilier ensuite, certaines personnes
boudent dans le but de punir ou de dominer, d'autres encore pour obtenir des
faveurs.
On peut aussi bouder parce qu'on est triste, déçu, fâché.
Selon plusieurs auteurs, la bouderie est une habitude qui prend
vraisemblablement racine dans l’enfance, lorsque les parents ne tolèrent ni
pleurs ni colères, et que les émotions du bambin ne sont pas reconnues. À l’âge adulte, le boudeur continue parfois de faire payer à l’autre son incapacité à exprimer
ses véritables sentiments : tristesse, colère ou déception.
Il y a différentes causes à la bouderie :
Frustration : L’enfant ou l’adulte se sent frustré, car ses attentes ne sont
pas satisfaites (refus d’une demande, sentiment de rejet, de négligence).
Manque d’outils de communication : Incapacité à exprimer verbalement son
désaccord ou son ressenti, menant à une forme de repli.
Recherche d’attention : Parfois, bouder devient un moyen d’attirer l’attention
de l’entourage.
Sentiment d’injustice : L’impression d’avoir été lésé·e, oublié·e ou mal
compris·e.
Besoin de contrôler la relation : Bouder peut devenir une manière d’exercer un
pouvoir sur autrui, forçant l’autre à réagir ou à s’expliquer.
3 Les types de boudeurs
Comment agir avec la personne qui réagit mal à notre expression ? Que
faire si l'autre nous en veut, nous ignore, nous fuit, nous blâme, nous
ridiculise ou nous méprise ? Que faire si l'autre est trop susceptible,
comprend mal, boude, se plaint à d'autres ?
D’abord, il faut savoir qu’il y a deux types de boudeurs : celui qui
se réfugie dans le silence et qui s'en sert comme d'un bouclier (le défensif)
et celui qui l'utilise pour attaquer (l’offensif).
Le boudeur défensif est très sensible, susceptible, vulnérable, se vexe
facilement, mais tente de le cacher. Il emploie le silence comme un bouclier
pour se protéger contre les blessures d'amour-propre, les difficultés de
communication et de nombreuses peurs. Il a développé des mécanismes de défense
extrêmement puissants pour lutter contre ses peurs : peur du ridicule, d’être
jugé, de déplaire, d'être rejeté, de blesser, d’entrer en conflit… peur de la
vie. Quand il boude, il a souvent un regard triste et fixe à la fois inquiétant
et désarmant. Attention, le boudeur défensif peut passer à l'offensive selon la
situation, le temps, l'interlocuteur.
Le boudeur offensif se sert de la bouderie comme d'une arme pour
contrôler, punir ou détruire l'autre. C’est un manipulateur qui cherche à
contrôler son entourage. Il se sert de son silence pour mettre l’autre mal à
l’aise et le dominer. Dans ce cas, il s'agit de violence psychologique. Le
boudeur offensif fait comme s’il n’y avait jamais eu de relation. Soupirs
excédés, haussements d’épaules, mépris… Il nous pousse à douter de nos propres
perceptions, jusqu’à nous faire perdre complètement l’estime de nous-même et
nous soumettre.
4 La bouderie selon l’âge
Chez l’enfant
La bouderie est un phénomène courant, surtout chez les jeunes enfants qui n’ont
pas encore acquis la maîtrise du langage et de la gestion émotionnelle. Elle
peut être l’expression de besoins non satisfaits, d’un désir d’affirmation ou
de reconnaissance.
Chez les enfants plus âgés, la bouderie peut devenir un mode d’expression
appris, notamment si elle rencontre systématiquement une réaction marquée de
l’entourage.
Chez l’adolescent
À l’adolescence, la bouderie prend parfois la forme d’un retrait, de
l’ignorance ou d’un mutisme volontaire. Elle peut traduire une quête
d’autonomie, un désir de s’opposer ou encore une difficulté à gérer les
conflits de manière mature.
Chez l’adulte
Chez l’adulte, la bouderie peut s’installer comme un mode de gestion des
conflits dans le couple, la famille ou au travail. Lorsqu’elle devient
systématique, elle peut nuire à la construction de relations saines et
ouvertes.
5 Les conséquences
Pour la personne qui boude
Sentiment d’isolement qui peut s’accentuer avec le temps.
Accumulation de frustration et d’émotions non exprimées.
Difficulté à se faire comprendre et à établir un dialogue constructif.
Pour l’entourage
Incompréhension face au silence et à la fermeture de l’autre.
Sentiment d’impuissance ou de culpabilité, ne sachant pas comment réagir.
Dégradation de la qualité de la relation (conflits non résolus, tensions
persistantes).
6 Les attitudes à adopter pour changer cette habitude ou ce comportement
D'abord, la bouderie est une arme à double tranchant qui blesse
autant le boudeur que la personne boudée. Faire la tête régulièrement est un jeu risqué. À bouder pour punir l’autre ou obtenir des preuves d’amour peut provoquer
son rejet.
Pour le boudeur
La communication non-violente peut aider : en observant la situation,
sans jugement, en exprimant nos sentiments et besoins non-comblés,
en formulant une demande claire, précise et négociable. En fait, il
faut clarifier nos attentes face à nos proches et affirmer nos
besoins. Pas si simple !
Alors, pour nous permettre de voir clair dans ce qui nous contrarie, nous
devons évacuer le trop-plein d’émotions ou diminuer la pression :
nous défouler à l’abri des regards : marcher, courir, hurler, taper du poing
dans un coussin… pour évacuer l’agressivité ou pleurer un bon coup
pour évacuer la tristesse.
Et bien sûr, parler à l’autre, qu’il faut considérer comme un allié.
Un message écrit peut être bien utile pour empêcher la situation de se
détériorer si nous avons de la difficulté à dire et exprimer les mots qu’il
faut. Une fois le calme retrouvé, nous devons parler.
À titre d’exemple : « J’ai cette habitude et je sais que ça ne mène à rien.
Quand je boude, prends-moi dans tes bras. » ou dire que vous avez besoin de
prendre du recul avant d’expliquer ce qui vous agite. L’autre ne subit plus
votre humeur et vous avez une porte de sortie.
Pour la personne boudée
Si la personne boude, ne pas rentrer dans son jeu qui cherche à vous
culpabiliser ou à vous faire sortir de vos gonds. Dites-lui que vous avez vu qu’elle boudait.
Invitez-la à s’exprimer par des questions ouvertes, mais ne revenez pas sur le
motif présumé de la bouderie. Cela ne ferait que l’inciter à continuer.
Montrez que vous attendez une réponse, mais sans impatience ni agressivité.
Vous pouvez aussi faire preuve d’humour, mais attention à ne pas ridiculiser le
boudeur. Celui-ci doit sentir que vous voulez le faire rire et non pas rire de
lui.
Avoir l’impression que l’autre n’entend plus !
Comme il faut être au moins deux pour communiquer, pour échanger, où chacun
donne et reçoit et si l’autre ne peut ou ne veut plus donner ou recevoir, rien
ne sert d’insister. C’est son droit de se retirer.
Il faut s’arrêter en essayant de confirmer notre impression par des phrases, du
genre : J’ai l’impression que tu n’entends plus. Est-ce exact ? Ai-je dit
quelque chose qui te dérange ? Qui te touche ? C’est O.K. pour moi d’arrêter
ici. J’aurais bien voulu continuer cette discussion, mais je respecte ton désir
d’en rester là...
Trouvez ce qui vous convient et qui vient du fond du cœur !
Et il faut aussi se poser la question : pourquoi la personne n’entend plus ?
Peut-être est-elle touchée au point de se remettre en question ?
Peut-être est-elle trop blessée ?
Peut-être a-t-elle l’impression de ne pas être entendue ?
Peut-être a-t-on touché un point très sensible ?
Peut-être se sent-elle attaquée ?
Le sujet ne l’intéresse tout simplement pas ?
Peut-être est-ce un manque d’intérêt pour la personne qui lui parle ?
Peut-être est-elle fatiguée ?
Le silence qui suit peut dès lors devenir complicité… et communication.
7 Des stratégies d’intervention et de prévention
Pour l’enfant
• Accueillir l’émotion : Reconnaître et nommer le ressenti (« Je vois que tu es
fâché… »).
• Favoriser l’expression verbale : Encourager l’enfant à mettre des mots sur ce
qu’il ressent.
• Proposer des choix : Rendre l’enfant acteur de la situation pour qu’il se
sente écouté et respecté.
Valoriser le retour au calme : Féliciter l’enfant lorsqu’il exprime ses
émotions autrement que par la bouderie.
Pour l’adolescent
• Éviter la confrontation directe au moment de la bouderie, préférer l’écoute
et l’observation.
• Proposer un dialogue ouvert dès que la tension diminue, sans jugement.
• Donner l’exemple en exprimant calmement ses propres émotions et besoins.
Pour l’adulte
• Prendre conscience de ses habitudes relationnelles : S’interroger sur les
raisons profondes de la bouderie et sur l’effet recherché.
• Communiquer ses besoins de façon claire et directe.
• Prendre du recul, éviter de réagir à chaud et chercher à comprendre l’origine
de la frustration.
• Consulter un professionnel si la bouderie devient répétitive et source de
souffrance.
8 Des trucs à utiliser avec les enfants boudeurs
(Ces trucs peuvent servir aussi pour les adultes boudeurs et boudés.)
Un enfant qui boude prend une attitude renfrognée (en faisant la moue, en
faisant la tête), par exemple pour signifier son mécontentement ou son refus de
faire ce qu’on lui demande. La bouderie de l’enfant est un moyen non verbal
d’exprimer son mécontentement. C’est une façon pour l’enfant de dire qu’il ne
veut pas faire ce qu’on lui demande ou bien qu’il est mécontent parce qu’on lui
refuse quelque chose.
Bien souvent, devant l’enfant qui boude, l’adulte insiste et l’enfant résiste
de plus belle, s’étant aperçu qu’il finit par obtenir ce qu’il veut en tenant
tête à l’adulte et en le boudant. En accordant de l’attention à l’enfant qui
boude, l’adulte ne fait que renforcer ce comportement.
Évitez les situations d’affrontement avec l’enfant. En parlant aux enfants avec
tact, on évite de provoquer leur résistance, leur entêtement et leur bouderie.
Évitez les situations pouvant provoquer la bouderie.
• Observez ce qui amène l’enfant à bouder. Évitez les situations pouvant amener
ce genre de comportement, source pour l’enfant de sentiments négatifs. S’il en
fait à sa tête, il n’en reste pas moins conscient du mécontentement qu’il
provoque chez l’adulte.
• Évitez de donner des ordres à l’enfant. Formulez vos demandes avec respect et
courtoisie.
• Donnez à l’enfant la possibilité de choisir. Les risques d’affrontement sont
beaucoup moins grands si vous lui dites par exemple : « Veux-tu placer les
serviettes sur la table ou préfères-tu servir le jus ? » plutôt que « Mets les
serviettes sur la table. »
• Si possible, donnez à l’enfant la possibilité de dire non à une proposition.
S’il répond par la négative, ayez une alternative à proposer. Dites par exemple
: « Bon, préfères-tu faire de la peinture ou construire quelque chose avec les
blocs ? ».
• Si l’enfant veut faire une chose que vous ne permettez pas, il faut l’en
empêcher, tout en faisant preuve de compréhension. Expliquez-lui les raisons
pour lesquelles il ne doit pas faire cette chose. Si possible, proposez-lui
autre chose.
Renforcez l’obéissance, la flexibilité, l'habitude... le positif, les forces
• Complimentez l’enfant chaque fois qu’il fait ce que vous lui demandez. Dites
par exemple : « Merci ! J’aime bien quand tu m’aides à ranger lorsque je te le
demande. » L’enfant se sentira fier et saura en même temps qu’il vous a fait
plaisir.
• Si l’enfant vous obéit lorsque vous lui demandez de ne pas faire quelque
chose, félicitez-le et aidez-le à trouver une autre activité.
Ignorez les bouderies
Chaque fois que vous demandez quelque chose à l’enfant et qu’il réagit par une
bouderie, essayez ce qui suit :
1. Cessez immédiatement de lui parler.
2. Laissez passer quelques secondes, puis regardez-le.
3. Dites-lui : « Je ne te parlerai pas tant que tu bouderas. »
4. S’il boude encore au bout de quelques secondes, éloignez-vous de lui.
5. Par contre, s’il change d’attitude, félicitez-le et continuez à lui parler.
6. Si l’enfant refuse de faire une chose que vous lui avez demandée, n’insistez
pas, car vous ne réussirez qu’à renforcer son comportement. Éloignez-vous tout
simplement de lui.
Au bout d’un certain temps, l’enfant finira par comprendre qu’il peut réagir à
vos demandes par d’autres moyens que la bouderie.
Si votre enfant boude, ne coupez pas la communication. Manifestez-lui de la
compassion et votre disponibilité quand il sera prêt à parler à nouveau au
moment où il le décidera. Les enfants boudeurs sont des enfants très sensibles
ayant une estime chancelante. Ils souffrent de la situation dans laquelle ils
s’enferment, bien malgré eux.
9 Des exercices pratiques
Jeux de rôle
Mettre en scène des situations de bouderie et explorer différentes réactions
possibles. Exemples : un enfant boude parce qu’il n’a pas eu le jouet souhaité;
un collègue se replie après une remarque.
Faire un retour sur ce que chacun a ressenti et ce qui aurait pu être fait
autrement.
Expression créative
Inviter les personnes à dessiner, écrire ou mimer ce qu’ils ressentent quand
ils boudent ou quand quelqu’un boude face à eux. Favoriser l’identification des
émotions et des besoins sous-jacents.
Discussion en groupe
Favoriser l’échange d’expériences, de stratégies et de ressources entre chaque
personne. L’objectif est de briser l’isolement et d’aller vers une
compréhension partagée de la bouderie.
10 La place de l’adulte accompagnateur
Que l’on soit parent, enseignant, éducateur ou professionnel de la relation
d’aide, il est essentiel de garder une posture bienveillante, de ne pas
minimiser la bouderie, mais de l’accueillir comme une manifestation
émotionnelle.
L’adulte peut aider à mettre en mots ce que l’enfant ou l’adulte ne parvient
pas à exprimer, à valoriser les efforts de communication et à offrir des
alternatives à la bouderie.
11 En conclusion
La bouderie, loin d’être anodine, révèle des besoins, des émotions et parfois
des difficultés à communiquer. Plutôt que de la considérer comme un défaut ou
une faiblesse, il s’agit de l’accueillir avec empathie, de la comprendre et d’y
répondre de façon constructive. Ainsi, chacun pourra, petit à petit, apprendre
à exprimer son ressenti et à s’ouvrir à l’autre, pour des relations plus
sereines et équilibrées.
Et même si le silence est un comportement généralement associé à l'enfance, les
grands enfants boudent aussi. Et oui, nous avons tendance à sous-estimer les
malaises causés par le silence car ils ne font pas de bruit… Le silence peut
instaurer un climat d'incompréhension et de malentendus, voire le rejet.
Le boudeur et le boudé doivent insérer dans leur dialogue des
silences et des mots qui sont compris de part et d’autre. De plus, les deux ont
à se questionner et à se remettre en question.
Comme le dit Jacques Salomé : Communiquer suppose aussi des silences, non pour se taire, mais pour laisser un
espace à la rencontre des mots.
Alors, goûtez ces moments de silence que vous vous offrez en cadeau !
Besoin d'accompagnement, de soutien, d'être guidé pour l'atteinte de votre
objectif ou de votre défi... selon votre besoin du moment ?
Au plaisir de vous accueillir dans la bienveillance, Sylvie
SySa Relation d'aide
Sylvie Savard, pédagogue
Hypnothérapeute - Maître-praticienne PNL - Praticienne EFT - Praticienne TCC
819 347-7664 - sybille6936@gmail.com
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07/06/2025
La bouderie
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