SÉRIE Les sens comme portails
Entrer
dans le cercle des sens
Ce
parcours t’invite à ralentir, à revenir doucement vers toi, comme si tu
rentrais chez toi après un long voyage. Tu n’as rien à réussir, rien à
comprendre, rien à prouver. Tu as seulement à te déposer dans ton corps, dans
ce lieu vivant où tout commence.
Tes sens ne sont pas de simples outils biologiques. Ils sont des portails, des fils invisibles qui tissent ta relation avec le monde, avec les autres, avec toi.
Quand tu ouvres consciemment la porte de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, du
goût ou du toucher, quelque chose en toi s’apaise. Tu passes du mode de la
survie à celui de la présence. Tu reviens dans ton cercle.
Et
parfois, derrière ces cinq portes, il y a un sixième passage, plus
subtil, plus silencieux, celui de l’intuition corporelle, ce sens intérieur qui
ne voit pas, n’entend pas, ne touche pas, mais qui sait. Il t’accompagne en
filigrane, comme un guide discret qui relie tous les autres.
Chaque
sens est une boussole. Il te montre ce qui t’ouvre, ce qui te protège, ce qui
te dérange, ce qui te nourrit. Il te ramène à ce qui est vrai pour toi, ici,
maintenant. Tu n’as pas besoin de forcer. Tu n’as qu’à sentir. Et peut-être
qu’en avançant dans cette série, tu découvriras que chaque fil tissé est
important, même les fils fragiles, même ceux que tu croyais inutiles. Tout fait
partie de ton cercle.
Exercice
d’ouverture
Prends
un moment pour t’installer comme si tu t’installais en toi. Laisse ton corps
trouver une position qui ne demande plus d’effort. Sens le poids de ton corps,
la manière dont il rencontre le sol, la chaise, l’air autour de toi. Sens que
tu es porté.
Ferme
doucement les yeux, ou laisse-les mi-clos. Respire une fois, sans chercher à
bien faire. Respire encore, comme si ton souffle descendait un peu plus bas, un
peu plus vrai.
Laisse
ton attention glisser vers l’intérieur, comme si tu ouvrais une porte que tu
connais déjà. Peut-être qu’un sens se présente en premier. Laisse-le venir.
Laisse-le t’ouvrir un espace.
Et
laisse cette question douce se déposer en toi : Qu’est-ce que mon corps me
montre déjà, sans que j’aie à chercher quoi que ce soit.
Alors,
quand tu seras prêt, tu peux ouvrir doucement les yeux et entrer dans la série,
comme on entre dans un cercle vivant, un cercle où chaque sens te parle, te
touche, te révèle quelque chose de toi.
Tu
peux écrire ce qui t’a touché, ou simplement rester avec ta respiration encore
un instant. Et si tu en as envie, tu peux déposer ces réflexions dans ton
journal, pour les retrouver à la fin du parcours.
Transition
vers La vue
Et maintenant, laisse la lumière ouvrir doucement la première porte.
Note sur l’écriture inclusive : Le masculin est utilisé pour alléger le texte, sans discrimination.
SySa Relation d’aide
Sylvie Savard, pédagogue Hypnothérapeute – Maître-praticienne PNL – Praticienne EFT – Praticienne TCC 819 347-7664 – sybille6936@gmail.com https://sysarelaide.blogspot.com
La vue Voir ce qui te voit
La
vue est un monde entier qui s’ouvre d’un seul coup. La lumière te touche avant
les mots, avant les pensées. Elle te lit, elle te scanne, elle te raconte
quelque chose de toi.
Imagine
un sentier au petit matin... La lumière est douce, timide. Elle glisse sur les
feuilles, elle révèle des détails que tu n’avais jamais vus. Ton corps s’ouvre
un peu… Ton souffle descend... Tes épaules se relâchent.
Imagine
maintenant une pièce trop vive, trop blanche. Ton ventre se contracte... Ton
regard cherche un refuge. La vue te parle de ton état intérieur. Elle te montre
ce qui t’apaise, ce qui t’envahit, ce qui t’appelle.
Choisis
une couleur autour de toi... Laisse ton regard s’y déposer...
Maintenant,
ferme les yeux…
Observe
ce que ton corps fait sans que tu le contrôles... Reste avec cette couleur
jusqu’à sentir un micromouvement intérieur…
Et
laisse cette question t’accompagner : Qu’est-ce que mon regard révèle de
moi, ici, maintenant ?
Alors,
quand tu seras prêt, tu peux ouvrir doucement les yeux et laisser ton regard
revenir au monde, comme si la lumière t’invitait à faire un pas de plus dans
ton cercle, un pas où ce que tu vois te révèle aussi ce que tu es.
Tu
peux écrire ce qui t’a touché, ou simplement rester avec ta respiration encore
un instant. Et si tu en as envie, tu peux déposer ces réflexions dans ton
journal, pour les retrouver à la fin du parcours.
Transition
vers L’ouïe
Et quand la lumière cesse d’être une surprise, un autre portail s’ouvre : celui
des sons.
L’ouïe Écouter ce qui te traverse
L’ouïe
entre en toi sans frapper... Elle traverse la peau, la cage thoracique, la
mémoire. Elle te touche de l’intérieur.
Imagine
une fenêtre ouverte... Le vent passe dans les arbres, un oiseau lance une note
claire, un bruit de pas résonne au loin... Tu n’as rien à faire. Ton corps
écoute. Il écoute avec le ventre, avec la gorge, avec le dos.
Imagine
maintenant un bruit soudain… une voix trop forte... Ton système réagit avant
toi. Une micro-tension… Un souffle suspendu. L’ouïe te montre ce qui te
sécurise, ce qui t’active, ce qui t’apaise.
Maintenant,
ferme les yeux...
Écoute
trois sons : un proche, un moyen, un lointain. Laisse ton corps réagir sans
intervenir.
Et
laisse cette question se déposer : Qu’est-ce que mon corps entend que mon
mental n’avait pas remarqué ?
Alors,
quand tu seras prêt, tu peux ouvrir doucement les yeux et revenir au monde avec
cette écoute plus fine, comme si chaque son t’avait rapproché un peu plus de
ton cercle, un cercle où ce que tu entends te traverse et te parle de toi.
Tu
peux écrire ce qui t’a touché, ou simplement rester avec ta respiration encore
un instant. Et si tu en as envie, tu peux déposer ces réflexions dans ton
journal, pour les retrouver à la fin du parcours.
Transition
vers L’odorat
Et lorsque les sons se posent, une mémoire subtile peut émerger.
L’odorat Sentir ce qui se souvient
L’odorat
est un voyage. Une porte secrète vers des lieux que tu croyais perdus. Une
odeur peut ouvrir un souvenir que ton mental avait oublié, mais que ton corps
avait gardé vivant.
Imagine
l’odeur du pain chaud… d’un vieux livre… d’un vêtement aimé… Ton corps réagit
avant toi. Une chaleur... Une nostalgie... Une douceur...
Imagine
maintenant une odeur qui te dérange... Ton système se ferme. L’odorat te montre
ce qui est encore sensible, fragile, chargé.
Maintenant,
ferme les yeux...
Choisis
une odeur familière... Respire-la doucement. Observe ce qu’elle réveille.
Et
laisse cette question t’accompagner : Qu’est-ce que cette odeur me raconte
de moi, aujourd’hui ?
Alors,
quand tu seras prêt, tu peux ouvrir doucement les yeux et revenir au présent,
comme si chaque parfum avait ouvert une porte intérieure, un passage vers ton
cercle, là où ce qui se souvient continue de te guider.
Tu
peux écrire ce qui t’a touché, ou simplement rester avec ta respiration encore
un instant. Et si tu en as envie, tu peux déposer ces réflexions dans ton
journal, pour les retrouver à la fin du parcours.
Transition
vers Le goût
Et parfois, après une mémoire, le corps cherche un ancrage.
Le goût Revenir au présent
Le
goût te ramène immédiatement dans le présent. Il t’oblige à être là, dans ton
corps, dans ta bouche, dans ta respiration.
Imagine
une première gorgée d’eau fraîche... Le corps entier dit oui.
Imagine
un fruit juteux... Le temps ralentit.
Imagine
un aliment que tu n’aimes pas... Le corps se ferme.
Le
goût te montre ce qui t’ouvre, ce qui te protège, ce qui te ramène ici.
Prends
une bouchée ou une gorgée en pleine conscience...
Maintenant,
ferme les yeux...
Laisse ton corps répondre…
Et
laisse cette question se déposer : Qu’est-ce que mon corps goûte vraiment,
au-delà de l’habitude ?
Alors,
quand tu seras prêt, tu peux ouvrir doucement les yeux et revenir dans ton axe,
comme si chaque saveur avait ramené ton corps dans son cercle, un cercle où le
présent devient un point d’ancrage doux et vivant.
Tu
peux écrire ce qui t’a touché, ou simplement rester avec ta respiration encore
un instant. Et si tu en as envie, tu peux déposer ces réflexions dans ton
journal, pour les retrouver à la fin du parcours.
Transition
vers Le toucher
Et quand tu es revenu dans ton axe, ton corps cherche parfois ses frontières.
Le toucher Habiter ton enveloppe
Le
toucher est le sens de la frontière, de la sécurité, de l’enveloppe. La peau
sait tout avant toi. Elle sait ce qui est doux, ce qui est trop, ce qui est
juste.
Imagine
une couverture chaude sur tes épaules… Ton système se relâche.
Imagine
une main posée trop vite... Ton ventre se crispe.
Imagine
la chaleur du soleil sur ta peau... Ton souffle s’ouvre.
Le
toucher te montre comment tu habites ton corps.
Prends
un tissu, un objet, une surface.
Maintenant,
ferme les yeux...
Laisse
ta main explorer… Observe ce qui se passe en toi…
Et
laisse cette question t’accompagner : Comment mon corps me parle à travers
ma peau, maintenant ?
Alors,
quand tu seras prêt, tu peux ouvrir doucement les yeux et revenir au monde,
comme si ta peau t’avait ramené dans ton cercle, un cercle où tu sens plus
clairement où tu commences, où tu te poses, où tu existes.
Tu
peux écrire ce qui t’a touché, ou simplement rester avec ta respiration encore
un instant. Et si tu en as envie, tu peux déposer ces réflexions dans ton
journal, pour les retrouver à la fin du parcours.
Transition
vers Le sixième sens
Et lorsque la peau a parlé, quelque chose de plus subtil peut se révéler.
Le sixième sens Écouter ce qui sait
Le
sixième sens est un murmure... Une orientation subtile... Une vérité qui se
dépose avant les mots.
Imagine
un oui clair, un oui qui respire.
Imagine
un non qui protège.
Imagine
un espace neutre, suspendu.
Le
sixième sens te montre ce qui est juste pour toi, ce qui t’appelle, ce qui te
dérange, ce qui t’oriente.
Maintenant,
ferme les yeux...
Pense
à une situation... Observe la première micro-réaction de ton corps.
Et
laisse cette question se déposer : Qu’est-ce que mon corps sait déjà, avant
même que je pense ?
Alors,
quand tu seras prêt, tu peux ouvrir doucement les yeux et revenir dans ton
espace, comme si cette vérité subtile avait tracé un chemin vers ton cercle, un
cercle où ce ton corps sait déjà peut enfin être entendu.
Tu
peux écrire ce qui t’a touché, ou simplement rester avec ta respiration encore
un instant. Et si tu en as envie, tu peux déposer ces réflexions dans ton
journal, pour les retrouver à la fin du parcours.
Transition
vers la conclusion
Et maintenant que tu as traversé ces portails, peut-être sens-tu le cercle se
refermer doucement.
Conclusion Refermer le cercle
Maintenant
que tu as traversé ces portails, peut‑être peux‑tu sentir que quelque chose en
toi s’est déplacé.
La
vue t’a ouvert, l’ouïe t’a traversé, l’odorat t’a rappelé, le goût t’a ancré,
le toucher t’a enveloppé, et le sixième sens t’a orienté. Ensemble, ils ont
formé un cercle, un mouvement, une respiration. Comme si chaque sens avait
déposé un fil, et que ces fils, maintenant, se rejoignaient pour dessiner un
espace plus vaste en toi.
Prends
un moment pour sentir ton corps maintenant.
Peut‑être
que ton souffle est différent... Peut‑être que ton ventre est plus doux... Peut‑être
que ton dos est plus présent... Peut‑être qu’il y a un peu plus de place, un
peu plus de silence, un peu plus de vérité...
Ferme
les yeux un instant.
Prends
un moment pour revenir à ton souffle, comme si tu rassemblais doucement tous
les fils que tu as traversés.
Laisse
ton corps retrouver une position qui ne demande plus d’effort.
Laisse
venir une image, une sensation, un mot, un geste intérieur qui résume ce que
ton corps retient de cette traversée. Ne cherche pas. Laisse venir ce qui
vient. Laisse ton corps te montrer ce qu’il garde vivant.
Revois
la lumière, les sons, les odeurs, les saveurs, les textures, les intuitions.
Laisse-les se déposer ensemble, comme si chacun d’eux revenait prendre sa place
dans ton cercle.
Observe
ce qui se passe en toi quand tu sens que tout est relié... Peut-être un
élargissement... Peut-être une douceur... Peut-être un simple silence…
Respire
une dernière fois, lentement, profondément, comme pour sceller ce moment. Et
laisse cette question douce se déposer en toi :
Qu’est‑ce
que mon corps essaie de me dire aujourd’hui, et comment puis‑je l’écouter un
peu plus.
Ton
journal comme miroir
Si
tu en as envie, tu peux relire doucement tout ce que tu as déposé dans ton
journal au fil du parcours, comme si tu retraçais ton propre cercle.
Observe
les forces : quel sens a été le plus fluide, le plus spontané pour toi.
Repère
les protections : quel portail a réveillé une tension, une mémoire ou une
résistance.
Accueille
les surprises : qu’est‑ce que ton corps t’a révélé que ton mental avait oublié
ou ignoré.
Laisse
ton journal te montrer ce que tu n’avais peut‑être pas vu en avançant.
Et
demande-toi :
Quel
fil, parmi tous ceux que j’ai traversés, m’appelle aujourd’hui à revenir un peu
plus vers moi ?
Vivre
les sens au quotidien
Quand
tu te sentiras submergé par le stress ou le doute, ouvre le portail de l’ouïe
et écoute le son le plus lointain autour de toi.
Quand
tu te sentiras perdu dans le flux de tes pensées, ouvre le portail du goût ou
du toucher pour revenir immédiatement dans l’instant présent, dans ton axe.
Laisse tes sens redevenir les boussoles intimes qu’ils ont toujours été.
Respire
profondément, une dernière fois. Sens ton volume, ta présence, ta solidité.
Remercie ton corps pour sa sagesse, sa patience et sa fidélité. Tu es de retour
à la maison, pleinement habité, pleinement vivant.
Note sur l’écriture inclusive Le masculin est utilisé pour alléger le texte, sans discrimination.
SySa
Relation d’aide
Sylvie
Savard, pédagogue
Hypnothérapeute – Maître-praticienne PNL – Praticienne EFT – Praticienne TCC
819 347-7664 – sybille6936@gmail.com https://sysarelaide.blogspot.com

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